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Stratégie web · Guide interactif

Publié le 26 juillet 2026

Créer un site web : tout se joue avant le premier pixel

Vous voulez un site pour votre entreprise, mais vous ne savez pas par où commencer ? C’est normal : personne ne vous l’a jamais expliqué dans l’ordre. Avant de parler de couleurs, on va régler six questions qui changent vraiment le résultat. À chaque étape, un site d’exemple prend forme sous vos yeux. Vous verrez quoi décider, pourquoi et dans quel ordre.

Votre temps de lecture

00Avant de commencer

Ce site n’existe pas encore.

Vous voyez le cadre vide ? C’est le chantier de notre site d’exemple. Pour l’instant, c’est un terrain nu. On va le construire ensemble, une décision à la fois.

Quand on imagine un nouveau site, on pense d’abord à son apparence : une belle page d’accueil, de bonnes photos, les bonnes couleurs. C’est normal, c’est la partie qu’on voit. Mais c’est un peu comme choisir la peinture du salon avant d’avoir acheté le terrain.

Imaginez un atelier de vélo avec un magnifique site… où personne ne trouve comment réserver une réparation. Le problème ne vient pas de la couleur du bouton. Personne n’a réfléchi au chemin que le client devait suivre. Résultat : un beau site qui ne fait sonner aucun téléphone, et des retours en arrière qui font grimper la facture.

Pas besoin de connaître le vocabulaire technique : on explique chaque mot au moment où il devient utile.

Choisissez une entreprise fictive, puis faites vos choix au fil de la lecture. À la fin, vous pourrez copier une feuille de route d’exemple et l’adapter à votre entreprise. Pressé ? Le mode « L’essentiel » garde les principaux repères et tous les ateliers.

Ce que vous saurez à la fin

Répondre aux six questions qu’une bonne agence vous posera au premier rendez-vous. Et reconnaître celle qui ne les pose pas.

L’essentiel en 30 secondes

Un bon site se décide avant de se dessiner. Dans l’ordre : savoir ce que le visiteur doit pouvoir faire, choisir une adresse et un hébergement adaptés, organiser les pages, clarifier ce qu’on voit en premier, décrire vos services avec les mots de vos clients, puis tout tester avant la mise en ligne.

Question fréquente

« Est-ce que je peux faire mon site moi-même, avec Wix, Webflow ou une IA ? »

Oui. Ces outils, et maintenant les IA, peuvent produire un site en quelques minutes. Mais ils construisent ce que vous leur demandez. Ce qui manque presque toujours, ce sont les décisions de ce guide : pour qui, pour quelle action, avec quels mots. Prenez-les d’abord : votre site sera meilleur, peu importe l’outil.

0106 · Objectifs

Pourquoi ce site doit-il exister ?

L’essentiel

Que doit pouvoir faire votre visiteur : appeler, réserver, demander une soumission ou acheter ? Choisissez une priorité. Elle décide des pages, des boutons et de ce que vous allez mesurer.

« J’ai besoin d’un site web. » D’accord. Mais qu’est-ce qui devrait devenir plus facile pour votre entreprise une fois ce site en ligne ?

Pour un atelier de vélo, ce serait de recevoir des réservations sans passer la journée au téléphone. Pour un entrepreneur en rénovation, ce serait plutôt d’obtenir des demandes de soumission de clients qui correspondent à ses mandats.

Le site ne sera pas le même dans les deux cas. Et si la réponse est « un peu tout ça », il y a un problème : un site qui demande quatre choses à la fois n’en obtient souvent aucune. Choisissez l’action principale. Les autres passent en second.

Site vitrine, boutique en ligne… ou un peu des deux ?

Un , c’est votre carte d’affaires en ligne, en plus complet : il présente vos services et aide les gens à vous joindre. Une permet de choisir un produit et de le payer directement.

Entre les deux, la plupart des PME ont besoin d’une vitrine avec une fonction précise. Un restaurant veut des réservations. Un garage veut des prises de rendez-vous. Un entrepreneur veut des demandes de soumission.

Avant de choisir Webflow ou une autre plateforme, faites la liste de ce que le site doit permettre dès le lancement. Séparez l’indispensable de ce qui peut attendre. Chaque fonction de plus doit être configurée, testée et entretenue. Et changer de plateforme en cours de route coûte cher.

L’atelier · 01 — entreprises fictives

Quelle entreprise construit-on ?

Choisissez l’exemple qui ressemble le plus à votre activité. Son objectif servira de fil conducteur dans les ateliers suivants.

Type de siteSite vitrine + prise de rendez-vousAction principaleRéserver une mise au point

Compter des gestes, pas des visites

« Mon site a eu 2 000 visites ce mois-ci. » Bonne nouvelle. Mais combien de ces personnes vous ont contacté ?

Une visite, c’est quelqu’un qui passe devant votre vitrine. Une demande de soumission, c’est quelqu’un qui pousse la porte. Les , ce sont simplement les chiffres que vous choisissez d’avance pour savoir si le site fait son travail : rendez-vous réservés, formulaires reçus, ventes.

Regardez aussi la qualité. Dix messages qui ne correspondent pas à votre offre valent moins que deux demandes sérieuses.

L’atelier · 01 b

0 sur 6 retournées

Ces chiffres racontent-ils une action concrète ou donnent-ils du contexte ? Retournez les cartes pour voir la différence.

Astuce

Complétez cette phrase avant de commencer : « Ce site doit aider [quel type de client] à [faire quelle action]. » Ajoutez un objectif réaliste, par exemple le nombre de demandes que vous pouvez traiter chaque semaine. Trois mois après le lancement, vous jugerez le site sur ce chiffre, pas sur une impression.

Question fréquente

« Combien de visites devrait avoir un bon site ? »

Il n’y a pas de bon chiffre universel. Une entreprise qui reçoit trois demandes sérieuses par semaine a un excellent site, même avec 300 visites par mois. La vraie question : combien de nouveaux clients pouvez-vous accueillir ?

0206 · Fondations

Où va-t-il habiter ?

L’essentiel

Le nom de domaine, c’est votre adresse. L’hébergement, c’est ce qui garde votre site en ligne. Choisissez des services adaptés à vos besoins, et gardez le contrôle des comptes, des renouvellements et des sauvegardes.

Votre site sait à quoi il sert. Il lui faut maintenant une adresse, et un terrain où le bâtir.

Si votre site était une maison, le nom de domaine serait l’adresse civique, et l’hébergement, le terrain. On n’y pense jamais. Jusqu’au jour où ça brise.

Pas besoin de devenir spécialiste des serveurs. Vous devez surtout savoir ce que vous payez, qui s’en occupe et comment reprendre la main si vous changez de fournisseur.

Nom de domaine : une adresse qui se dit au téléphone

Votre nom de domaine, c’est le « cyclelimoilou.ca » de votre adresse web. Il se dit au téléphone, s’imprime sur un camion, se tape d’un pouce sur un cellulaire.

Le test : dictez-le à quelqu’un. S’il vous demande « avec un tiret ? » ou « ça s’écrit comment ? », cherchez plus simple.

Le montre que vous êtes d’ici. Il est réservé aux entreprises et aux personnes qui répondent aux exigences de présence au Canada. Le .com reste une option courante. Si votre marque le justifie, réservez les deux et redirigez l’un vers l’autre.

Surtout, le domaine doit être au nom de votre entreprise, dans un compte auquel vous avez accès.

Hébergement web : de quoi avez-vous vraiment besoin ?

L’hébergement, c’est l’ordinateur qui garde votre site allumé jour et nuit, dans un centre de données. Un petit site de services et une boutique très fréquentée n’ont pas les mêmes besoins.

Vous entendrez parler de (vous partagez un serveur avec d’autres sites, comme un immeuble à logements), de (une partie de serveur qui vous est réservée, mais qu’il faut entretenir) et d’ (des ressources qui s’ajustent à la demande). Ces mots décrivent des façons d’héberger un site. Ils ne disent pas, à eux seuls, si le service sera rapide ou bien sécurisé.

Avant d’acheter, posez plutôt trois questions. Qui intervient en cas de panne ? Qu’est-ce qui est sauvegardé ? Comment restaure-t-on le site ?

Sur une plateforme gérée comme Webflow, l’hébergement est inclus dans le forfait du site, et l’entretien du serveur n’est pas votre problème.

Trois réglages, dès le premier jour

1. HTTPS (le certificat SSL). C’est ce qui fait apparaître le « https » devant votre adresse et chiffre les échanges avec le navigateur. Sans lui, le navigateur affiche « Non sécurisé », exactement là où le visiteur regarde avant de remplir votre formulaire. C’est une protection de base, pas une garantie que tout le site est sécurisé.

2. Le renouvellement automatique du domaine. Avec une adresse courriel et une carte de crédit à jour : un automatisme oublié finit par échouer.

3. Les sauvegardes. Vérifiez aussi comment les restaurer. Une erreur ne vous coûte alors qu’une restauration, pas un site.

L’atelier · 02

Essayez les trois onglets. Vous allez choisir une adresse d’exemple, comparer les options d’hébergement et activer les protections de base. Ces choix illustrent le principe : ils ne réservent aucun domaine et ne configurent aucun vrai site.

Votre adresse serait-elle facile à dicter ?

  • Court : 13 caractères
  • Sans chiffres
  • Sans tirets
  • Sans accents ni caractères spéciaux

4 repères sur 4. Elle se dicte sans épeler.

Le .ca demande de répondre aux exigences de présence au Canada. Repères simples : cet outil ne vérifie pas la disponibilité.

Où loger le site ?

Fonctionnement
La plateforme prend en charge l’infrastructure.
Sécurité
Responsabilités partagées ; vérifiez ce qui est inclus.
Pour qui
Entreprises qui préfèrent déléguer la gestion du serveur, comme avec Webflow.

Ces options peuvent se chevaucher : une plateforme gérée peut utiliser une infrastructure infonuagique. Aucun nom de catégorie ne garantit la vitesse ou la sécurité.

Activez les trois réglages

Avertissement

Un nom de domaine expiré ne disparaît pas tout de suite : une période de grâce permet généralement de le récupérer. Passé ce délai, il peut être remis en vente, et n’importe qui peut l’acheter, avec le trafic et la réputation que vous avez bâtis.

Question fréquente

« C’est mon ancien webmestre qui a acheté mon nom de domaine. Est-ce grave ? »

Ça peut le devenir. Le domaine doit être à votre nom, dans un compte auquel vous avez accès. Sinon, le jour où vous vous quittez en mauvais termes, votre adresse part avec lui. Vérifiez-le cette semaine.

0306 · Structure

Comment va-t-on s’y retrouver ?

L’essentiel

Organisez les pages autour des questions de vos clients. Le visiteur doit comprendre où aller pour trouver un service, vérifier s’il lui convient et passer à l’étape suivante.

Votre site a une adresse et un terrain. Avant de monter les murs, il faut le plan des pièces.

Imaginez entrer dans un commerce où tous les produits sont là, mais où les allées n’ont aucune indication. Vous finissez par demander de l’aide… ou par repartir.

L’arborescence d’un site web, c’est quoi ?

C’est le plan de votre site : la liste des pages et la façon dont on passe de l’une à l’autre. Comme le plan d’une maison, on le dessine avant de construire. Sur une feuille, s’il le faut.

Commencez par noter les questions de vos clients : « Offrez-vous ce service ? », « Travaillez-vous dans mon secteur ? », « Comment obtenir un prix ? » Votre plan doit permettre d’y répondre sans deviner où cliquer.

L’atelier · 03

Trouveriez-vous votre chemin ?

Choisissez ce que le visiteur veut faire, puis comparez les deux menus. Dans lequel comprend-on le plus facilement où aller ? Le nombre de clics aide à comparer, mais la clarté du chemin compte aussi.

Le visiteur veut

Accueil
À proposNotre histoireÉquipeValeurs
ServicesNos offresMise au pointTarifsAutres services
RessourcesBlogueFAQ
ContactFormulaireRéserver une mise au point
3clics depuis l’accueilVersion claire : 1 clic

Les menus touffus naissent presque toujours de l’organigramme : notre histoire, nos valeurs, nos départements. Mais votre client ne cherche pas votre organigramme. Il cherche une réponse à son problème.

Regroupez par besoin et nommez avec ses mots. « Nos solutions » peut sembler professionnel, mais oblige à deviner ce qui se cache derrière. Si vous refaites des toitures, écrivez « Réfection de toiture ». Tout le monde comprend « Tarifs ».

Reliez enfin les pages qui s’aident entre elles : une page de service peut mener vers une réalisation, puis vers la prise de contact. C’est le  : des liens utiles entre vos propres pages, qui guident aussi Google vers l’essentiel.

Repère de terrain

Faites essayer votre menu à une personne qui connaît peu votre entreprise. Demandez-lui de trouver un service et de vous expliquer comment elle vous contacterait. Ses hésitations vous montreront quoi clarifier, bien mieux qu’une règle sur le nombre de clics.

Question fréquente

« Combien de pages devrait avoir mon site ? »

Autant qu’il y a de questions importantes chez vos clients, pas plus. Une page par service principal est un bon départ : c’est aussi ce qui permet à Google de vous montrer pour chacun. Cinq pages claires valent mieux que vingt pages vides.

0406 · Maquettes

Qu’est-ce qu’on voit en premier ?

L’essentiel

Avant de juger si la page est belle, vérifiez si elle est claire : ce que vous offrez, à qui, et comment poursuivre. Un écran, une priorité.

Le plan est prêt. Reste à décider ce qu’on remarque en arrivant. C’est là que beaucoup de sites se trompent.

C’est le rôle de la maquette : le plan d’architecte de chaque page. On décide où va chaque texte, chaque image et chaque bouton avant de construire.

Votre visiteur ne lit pas une page. Il la balaie, comme on regarde une vitrine en marchant. En quelques secondes, il doit comprendre trois choses : ce que vous faites, pour qui, et quoi faire ensuite. Une grande photo, un slogan, quatre boutons et une promotion peuvent tous sembler utiles. Mais si tout parle en même temps, c’est le visiteur qui doit faire le tri.

L’atelier · 04

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Réparez le premier jet

Dans ce premier jet, tout essaie de passer en premier. Activez les quatre réglages et regardez ce qui change : le site devient-il plus facile à comprendre, en plus d’être plus agréable à regarder ?

Le curseur « Plissez les yeux », c’est un vieux truc de graphiste : quand les détails disparaissent, il ne reste que la hiérarchie visuelle, l’ordre dans lequel les éléments attirent le regard. Si ce qui survit, c’est votre message et votre bouton, bravo. Si c’est la bannière promotionnelle ou le logo, votre page raconte autre chose que ce que vous pensez.

Maquette de site web : des images vraies

Si un futur client veut savoir à qui il confie son projet, une photo de votre équipe lui répond mieux qu’une poignée de main de banque d’images. Montrez votre atelier, votre commerce, un projet réalisé. Pas besoin de photos spectaculaires : elles doivent être nettes, pertinentes et utilisées avec les autorisations nécessaires. Pas encore de photos ? Prévoyez la séance dans le projet, pas après le lancement.

Préparez aussi les vrais textes avant d’approuver les maquettes. Une page dessinée autour de trois mots provisoires fonctionne rarement aussi bien avec les vraies explications.

Question fréquente

« Pourquoi ne pas mettre toutes nos informations sur la page d’accueil ? Les gens verraient tout. »

Parce que quand tout est important, plus rien ne l’est. La page d’accueil sert à orienter, pas à tout dire. Son seul travail : faire comprendre qui vous êtes, et donner envie de cliquer au bon endroit.

0506 · Visibilité locale

Comment va-t-on vous trouver ?

L’essentiel

Décrivez vos services avec les mots de vos clients et dites où vous les offrez. Le référencement se prépare avec le contenu, dès le début du projet.

Votre page est claire. Mais une page claire que personne ne trouve reste une page vide.

Le référencement naturel, ou SEO, consiste à aider Google à comprendre vos pages pour les montrer aux bonnes recherches. Bonne nouvelle : il n’y a pas de formule magique à apprendre. Pour une entreprise locale, tout commence par deux informations simples : quel service offrez-vous, et où ?

Référencement local : dites ce que vous faites et où vous le faites

Personne ne tape « services de qualité supérieure » dans Google. On tape « réparation vélo limoilou », « électricien Lévis » ou « traiteur Sainte-Foy ».

Pour trouver vos mots, partez des demandes que vous recevez déjà : quels mots vos clients utilisent-ils au téléphone ou dans leurs courriels ? Nommez vos services précisément et mentionnez les secteurs que vous desservez vraiment. Inutile de répéter « Québec » dans chaque phrase.

Dans les résultats locaux et Google Maps, Google tient compte de trois choses : la pertinence, la distance et la notoriété. La distance, vous ne la contrôlez pas. Le reste se travaille : vos textes, votre profil d’entreprise Google, vos avis. Le texte du site fait partie du travail, mais il ne garantit pas une position.

L’atelier · 05 — résultats illustrés

Lequel cliqueriez-vous ?

Imaginez que vous cherchez ce service. Comparez les deux résultats : lequel vous aide à comprendre l’offre avant même de cliquer ? Ce sont des illustrations, pas de vrais résultats Google ni une promesse de classement.

Rien ne dit où vous êtes ni ce que vous faites. Le visiteur doit cliquer pour le découvrir, ou il passe au suivant.

Écrire pour être compris

Lisez cette phrase : « Nous accompagnons nos clients avec des solutions sur mesure, adaptées à leurs besoins. » Vous savez ce que fait cette entreprise ? Moi non plus. N’importe quel concurrent pourrait la signer. Maintenant : « On refait les cuisines et les salles de bain, à Lévis. » Le service, le lieu : tout est là.

Le test : lisez vos textes à voix haute. Diriez-vous cette phrase à quelqu’un qui vous demande ce que vous faites ? Essayez ci-dessous : laquelle des deux versions pourriez-vous reprendre dans une conversation ?

Même offre, deux façons de la dire

Nous offrons des solutions de mobilité durable intégrées et personnalisées.

Juste, mais interchangeable : n’importe quel concurrent pourrait signer cette phrase.

Ajoutez ensuite des éléments qu’on peut vérifier : ce que comprend le service, les étapes d’un mandat, une réalisation, un témoignage authentique publié avec l’accord du client. Pas besoin de vous présenter comme « le meilleur » si vous donnez au lecteur de quoi juger.

Un bouton qui dit ce qui va se passer

« Envoyer », « Cliquez ici », « En savoir plus » : ces boutons ne disent rien. « Réserver une mise au point » dit tout. Le visiteur sait ce qui l’attend de l’autre côté.

Adaptez le bouton à la décision demandée : pour un mandat complexe, une première discussion est plus logique qu’un achat immédiat. Placez l’action en haut de page et là où le lecteur a assez d’information pour avancer. Il ne doit jamais chercher comment vous joindre.

Avec un contenu précis et local

  • Votre service et votre région sont explicites.
  • Le lecteur reconnaît si l’offre lui convient.
  • Vos preuves lui donnent des raisons de vous contacter.

Avec un contenu trop générique

  • Le lecteur doit deviner ce que vous faites.
  • Votre zone de service reste floue.
  • Il est difficile de voir ce qui vous distingue.
Sur le terrain

Staff Santé, une agence de placement en santé, a gardé sa visibilité et ses contrats malgré l’arrivée de la Loi 15. Le travail : un profil Google optimisé, un référencement technique solide, puis un site refait pour parler clairement à ses deux publics, les candidats et les établissements.

« Un web designer sérieux, stratégique et à l’écoute. » — Fadoua Bonaoui, directrice de Staff Santé. Voir le projet

Question fréquente

« Combien de temps avant d’apparaître sur Google ? »

Être indexé, c’est rapide : quelques jours à quelques semaines. Bien se classer, c’est autre chose : comptez plutôt quelques mois, selon la concurrence dans votre secteur et votre ville. Méfiez-vous de quiconque vous garantit la première position.

0606 · Vérifications

Est-il prêt à sortir ?

L’essentiel

Essayez le site comme un nouveau client : sur téléphone, d’un résultat de recherche jusqu’au formulaire reçu. Vérifiez aussi la protection des renseignements personnels et le français.

Votre site est clair et trouvable. Il reste l’étape la moins excitante. C’est pourtant elle qui vous évite le courriel d’un client : « Votre formulaire ne fonctionne pas. »

Un bouton peut être beau et mener au mauvais endroit. Un formulaire peut afficher « Merci » sans que le message arrive dans votre boîte courriel. C’est pour ça qu’on teste le parcours complet, comme l’inspection avant d’emménager.

Le téléphone d’abord

Prenez un vrai téléphone, le vôtre et celui de quelqu’un d’autre, et faites ce que votre client ferait : trouver un service, lire les renseignements importants, remplir le formulaire. Les textes sont-ils lisibles ? Les boutons faciles à toucher sous le pouce ? Réduire la fenêtre de votre ordinateur ne vous montrera ni l’un ni l’autre.

Vérifiez ensuite que la demande arrive à la bonne personne. Allégez les images : une seule photo de cellulaire téléversée telle quelle peut peser plus lourd que tout le reste de la page. Et si vous remplacez un ancien site, assurez-vous que ses principales adresses mènent aux bonnes nouvelles pages : ce sont les redirections.

Les renseignements personnels et le français, sans détour

Un formulaire qui demande un nom, un courriel ou un numéro de téléphone recueille des renseignements personnels. Demandez seulement ce qui est nécessaire et expliquez à quoi ils serviront.

. Dès que votre site recueille des renseignements personnels, publiez une politique de confidentialité claire, avec le titre et les coordonnées de la personne responsable de leur protection. Les  (les « cookies ») qui servent à identifier, à localiser ou à profiler vos visiteurs doivent être désactivés par défaut. Une bannière ne suffit pas : vos outils doivent réellement respecter le choix de la personne.

Loi 96. Votre site d’entreprise doit être offert en français. Une version anglaise est permise, à condition que le français soit au moins aussi complet et accessible.

L’atelier · 06

La ronde avant la mise en ligne

Passez de l’ordinateur au téléphone, puis faites la ronde des dix vérifications. Les cases montrent ce qu’il faut contrôler sur un vrai projet. Les cocher ici ne teste aucun site réel.

Mobile

Renseignements personnels et langue

Technique

0 sur 10. Les réglages de l’étape 02 comptent aussi.

À savoir

Ce guide donne des repères, pas un avis juridique. Pour vos obligations précises, consultez un professionnel du droit, la Commission d’accès à l’information ou l’Office québécois de la langue française.

Question fréquente

« Une fois en ligne, faut-il encore y toucher ? »

Oui, un peu. Un site, c’est comme une vitrine : si rien ne bouge pendant deux ans, les gens le remarquent, et Google aussi. Une heure par mois suffit souvent : vérifier les demandes reçues, mettre une page à jour, ajouter un projet.

Une mise en ligne, ce n’est pas la fin du projet. C’est le moment où vous avez enfin de vraies données. Revenez à votre objectif de départ : recevez-vous les bonnes demandes ? Où les visiteurs hésitent-ils ? Vous saurez, chiffres à l’appui, si votre site fait son travail.

Fin du chantier

Votre feuille
de route.

Vous avez vu un site prendre forme quand les décisions se suivent dans le bon ordre. Pas besoin de maîtriser tous les détails techniques : vous savez maintenant quelles questions poser.

Le récapitulatif reprend vos choix pour l’entreprise fictive. Copiez-le, puis remplacez l’exemple par votre réalité : vos clients, votre action principale, vos services et vos questions encore ouvertes.

Apportez-le à votre premier rendez-vous avec une agence, la nôtre ou une autre. La conversation partira de là, pas de zéro.

Parlons de votre projet

Un appel de 30 minutes, sans frais. Vous arrivez avec votre feuille de route, je vous dis ce qui manque.

Bon de chantierN° 001 ·
Entreprise
Cycle LimoilouConcept · Atelier de vélo
Type de site
Site vitrine + prise de rendez-vous
Action principale
Réserver une mise au point
À mesurer
Mises au point réservées0 indicateur sur 6 examinés
Adresse
www.cyclelimoilou.ca4 repères sur 4
Hébergement
Plateforme gérée
Sécurité
0 réglage sur 3HTTPS, sauvegardes, renouvellement
Structure
Arborescence touffue2 clics pour « Réserver une mise au point »
Première impression
0 réglage sur 4Espace blanc, Typographie lisible, Bouton contrasté, Images authentiques
Texte de recherche
Version génériqueÀ réécrire avec vos mots-clés locaux
Mise en ligne
9 vérifications à faireAffichage testé sur de vrais téléphones · Images compressées · Mentions légales publiées…
Avant de choisir les couleurs, complétez cette phrase : « Mon site doit aider mes clients à… » Vous aurez déjà pris une décision essentielle.

Questions fréquentes

Comment créer un site web pour son entreprise ?

En six étapes, dans cet ordre : définir l’action que le visiteur doit faire, choisir le nom de domaine et l’hébergement, dessiner l’arborescence, concevoir les maquettes, rédiger des textes pensés pour le référencement local, puis tout vérifier avant la mise en ligne. L’outil vient après ces décisions, pas avant.

Combien de temps faut-il pour créer un site web ?

Le délai dépend surtout du nombre de pages et de la rapidité à fournir vos informations et vos photos. Chez DigiHunt : 5 semaines pour un site de 7 pages ou moins, 7 semaines jusqu’à 15 pages, à partir de la réception de vos informations.

Combien coûte un site web au Québec ?

Le prix dépend surtout du nombre de pages, des fonctions et de qui rédige les textes. Chez DigiHunt, il est fixe : 4 500 $ jusqu’à 7 pages, 9 500 $ jusqu’à 15 pages, rédaction incluse, avant taxes. Pour comparer avec le marché, nous avons détaillé les fourchettes dans notre guide sur le coût d’un site web pour une PME au Québec.

Quelle est la différence entre un site vitrine et un site transactionnel ?

Un site vitrine présente vos services et mène à une prise de contact. Un site transactionnel, ou boutique en ligne, permet d’acheter directement. Beaucoup de PME ont besoin d’une vitrine avec une seule fonction ajoutée, comme la prise de rendez-vous.

Faut-il une politique de confidentialité sur son site au Québec ?

Oui, dès que le site recueille des renseignements personnels, par exemple avec un formulaire ou des témoins de mesure d’audience. La Loi 25 exige une politique claire, publiée sur le site, avec le titre et les coordonnées de la personne responsable de la protection des renseignements personnels.

Écrit par

Armel Junior

Fondateur de DigiHunt, à Québec

J’accompagne les PME de Québec et de Lévis dans la création et la refonte de leur site web depuis 2021, de la stratégie à la mise en ligne. Mon rôle : vous aider à comprendre les choix à faire avant de dessiner quoi que ce soit.

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